C’est une lionne

C’est sauvage

C’est une sauvageonne

Elle habite la forêt

Elle habite la jungle

Où vivent prédateurs de tous genres

Des fauves affamés

Une meute de loups

Des charognards

Ils sont montés

Un allé simple vers l’enfer

Un allé simple vers les ténèbres

Ont laissé libre cours à leurs vices

Sous le regard des aveugles

Des muets, des sourds

Les morts vivants

Pauvres spectateurs

Ont fait leur terrible choix

Vivre sans honneur

Plutôt que mourir pour l’honneur

Pauvres spectateurs

Leurs nuits seront torturées

Par une certaine journée

Où la vie les a brutalement

Dans l’horreur basculé

Au cimetière des éléphants

Des géants ils ne restent

Que carcasses, fantômes

Et belles citations

Il y’a un lac marécage

Qui tout engloutit

Que vous soyez

Grands ou petits

Sur sa surface de belles fleurs

Par leurs couleurs

Par leurs senteurs

Nous attirent, on y va

Somnambules, bras tendus

Y’a des volcans susceptibles

À la moindre contrainte

Au moindre malentendu

Explosent en colère

Déversent leur larve

Sur les sept et soixante dix-sept ans

Ils ne connaissent pas les innocents

Ils ont escaladé

Les plus hautes montagnes

Arrivé au sommet

Ils ne font que descendre

Que dégringoler.

(Fatzo)